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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 07:46

 

Pour servir d'introduction à

 

"Honnies soient qui mâles y pensent".

 

 

   Ici vous est proposé un long texte à finalité essentiellement ludique. Au fil des jours, parmi la "mornitude" ambiante, les inconséquences de tous ordres, les essais de révolution, les progrès avortés, souvent le besoin se fait sentir de la nécessité d'une vigoureuse oxygénation des neurones, en même temps que d'une ouverture du corps à quelque chatoiement intérieur. Or ces mouvements intimes, ces menues trémulations épidermiques, ces intransigeances corporelles, nous n'oserions en faire l'aveu à quiconque, simplement en raison de leur tyrannie qui, souvent,  nous assigne à résidence. Nous sommes alors comme des gisants de pierre au creux de sombres cryptes ou bien enfermés dans une geôle identique à celle que Tommaso Campanella prit pour assise afin d'écrire sa merveilleuse utopie "La Cité du Soleil".

  Ce Soleil, celui de la connaissance platonicienne, pour prendre une autre métaphore pratique, nous le désirons, nous le souhaitons ardemment alors que, plongés dans l'obscurité de notre allégorique caverne, nous nous débattons continuellement avec les ombres, les illusions de toutes sortes dont notre vue est saturée. Mais ce que, de toute éternité,  nous voulons saisir  à la force de nos ténébreuses gesticulations, de nos somatiques syncopes, de notre architecture de chair, ce sont ces merveilleux fragments de lumière, ces minces irisations, ces rythmes de phosphènes qui sèment sur la toile désirante de notre peau les mille feux de la séduction. Car nous ne souhaitons que cela,  être séduits, séduites, - en ceci il n' existe aucune ligne de partage entre les sexes - afin qu'éclairés de l'intérieur nous puissions nous féconder selon une manière de parthénogénèse, comme si nous étions en mesure, par une sorte de grâce, de nous reproduire à l'infini sans que le principe de complémentarité nous soit nécessaire.

 Le récit érotique  n'agit guère autrement qui, touchant le Lecteur, la Lectrice, ne suppose aucune mixité pour parvenir à ses fins, à savoir créer de l'être. Merveilleux hermaphrodisme de gastéropode assurant lui-même sa propre descendance sans qu'il soit aliéné, pour ce faire, à  quelque altérité que ce soit. Car le Lecteur, la Lectrice, bien à l'abri dans leur cabinet de lecture ne désirent rien d'autre que la présence de leur précieux viatique imprimé afin de connaître une mince joie, laquelle, parfois, peut imiter l'assomption rendue possible par l'orgasme lui-même.

  On conviendra cependant que la poésie, la littérature peuvent se révéler capables de tels prodiges alors même que le corps, la jouissance ne sont nullement en cause. Certes. Mais qui donc, au fin fond de son ombilic, n'a jamais tricoté quelque fantasme capable de soulever les tables ? Et ceci sans qu'il soit besoin de convoquer un médium. L'énergie orgastique est de telle nature que, bien souvent, elle prend des allures de tornade ou bien de cyclone et il y faut tout le poids de la censure morale et des interdits bourgeois afin d'en neutraliser les effets. Alors nous nous plions aux fourches caudines du dictat social, alors nous rétrocédons vers une vie végétative où, sous les cendres, couve la braise.

  Le texte qui vous sera livré bientôt s'essaie à souffler sur les braises, à raviver cela qui s'était invaginé dans quelque repli épidermique mais n'attendait que l'occasion d'un tremplin pour, à nouveau, coloniser l'air, tout comme le fait, dans une magnifique turgescence métaphoriquement existentielle, la si belle crosse de fougère.

  Donc, cette fiction, entièrement  livrée à l'imaginaire, mettra en scène toute une aristocratie bien pensante dans le cadre d'une magnifique demeure solognote aux environ des années 1750. Jouera en contrepoint la faune rustique des Halles avec son inévitable bistrot auverpin. Et, pareillement au vaudeville ou au théâtre de boulevard, les amours seront pimentées  grâce à la rencontre de la roture et de la haute bourgeoisie. En quelque sorte le percheron tutoyant le yearling. Mais ceci dans le cadre de sentiments vrais, l'amour transcendant toujours tout ce qu'il touche. Le dialogue sera donc constant entre le milieu de la prostitution, les interventions des mères maquerelles, le monde feutré des affaires. Et Madame la Comtesse, sans même se douter un seul instant des frasques de son mari avec une Fille de joie, se livrera à d'étranges sabbats, en présence du gratin féminin provincial, dans des postures qui feraient pâlir d'envie ce bon John Cleland en personne. Le tout se déroulant dans la bonne humeur, la facétie, le saugrenu, manière d'attitudes non seulement libertines mais aussi libertaires, donc empreintes de l'esprit subversif de toute révolution, fût-elle sociale ou bien visant les mœurs. Un indispensable fil rouge permet à l'ensemble de tenir : sentences, soties, citations, proverbes, dictons émaillent le récit en maints endroits.

  Il s'agit donc d'une fable érotico-littéraire, genre de pastiche des romans érotiques du XVIII° siècle.

  Que votre lecture soit parsemée de bonne humeur, inventive, libre surtout des conventions de tous ordres. Condition sine qua non pour en déguster l'épineuse et "fornicatoire moelle".

  

PS : Puritains : s'abstenir - Libres Penseurs & assimilés : Entrer.

NB : Certains passages sont chauds, très chauds, dits certes dans une langue des plus  

         classiques, laquelle, cependant, n'atténue pas forcément la force naturellement  

         "éjaculatoire" de la petite sotie. Vous serez prévenu(e)s !

                                                                                                                                                                                          

 

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