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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 19:26

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 18:45

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Tableau de labour.

 

  Mais ce qui attira ensuite mon attention était véritablement un beau spectacle, un noble sujet pour un peintre. A l'autre extrémité de la plaine labourable, un jeune homme de bonne mine conduisait un attelage magnifique : quatre paires de jeunes animaux à robe sombre mêlée de noir fauve à reflets de feu, avec ces têtes courtes et frisées qui sentent encore le taureau sauvage, ces gros yeux farouches, ces mouvements brusques, ce travail nerveux et saccadé qui s'irrite encore du joug et de l'aiguillon et n'obéit qu'en frémissant de colère à la domination nouvellement imposée. C'est ce qu'on appelle des bœufs fraîchement liés.

  L'homme qui les gouvernait avait à défricher un coin naguère abandonné au pâturage et rempli de souches séculaires, travail d'athlète auquel suffisaient à peine son énergie, sa jeunesse et ses huit animaux quasi indomptés. 
  Un enfant de six à sept ans, beau comme un ange, et les épaules couvertes, sur sa blouse, d'une peau d'agneau qui le faisait ressembler au petit saint Jean-Baptiste des peintres de la Renaissance, marchait dans le sillon parallèle à la charrue et piquait le flanc des bœufs avec une gaule longue et légère, armée d'un aiguillon peu acéré. Les fiers animaux frémissaient sous la petite main de l'enfant, et faisaient grincer les jougs et les courroies liés à leur front, en imprimant au timon de violentes secousses.

  Lorsqu'une racine arrêtait le soc, le laboureur criait d'une voix puissante, appelant chaque bête par son nom, mais plutôt pour calmer que pour exciter ; car les bœufs, irrités par cette brusque résistance, bondissaient, creusaient la terre de leurs larges pieds fourchus, et se seraient jetés de côté emportant l'areau à travers champs, si, de la voix et de l'aiguillon, le jeune homme n'eût maintenu les quatre premiers, tandis que l'enfant gouvernait les quatre autres. Il criait aussi, le pauvret, d'une voix qu'il voulait rendre terrible et qui restait douce comme sa figure angélique.

  Tout cela était beau de force ou de grâce : le paysage, l'homme, l'enfant, les taureaux sous le joug ; et, malgré cette lutte puissante, où la terre était vaincue, il y avait un sentiment de douceur et de calme profond qui planait sur toutes choses.

 

                                                                            Georges Sand (La Mare au Diable).

                                                                                                            [Souché].

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 18:22

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 13:55

 

La Rentrée.

 

Je vais vous dire ce que me rappellent tous les ans, le ciel agité de l’automne, les premiers dîners à la lampe et les feuilles qui jaunissent dans les arbres qui frissonnent ; je vais vous dire ce que je vois quand je traverse le Luxembourg dans les premiers jours d’octobre, alors qu’il est un peu triste et plus beau que jamais ; car c’est le temps où les feuilles tombent une à une sur les blanches épaules des statues.
Ce que je vois alors dans ce jardin, c’est un petit bonhomme qui, les mains dans les poches et sa gibecière au dos, s’en va au collège en sautillant comme un moineau.
Ma pensée seule le voit ; car ce petit bonhomme est une ombre ; c’est l’ombre du moi que j’étais il y a vingt-cinq ans . Vraiment, il m’intéresse, ce petit : quand il existait, je ne me souciais guère de lui ; mais, maintenant qu’il n’est plus, je l’aime bien.
Il valait mieux, en somme, que les autres moi que j’ai eus après avoir perdu celui-là. Il était bien étourdi; mais il n’était pas méchant, et je dois lui rendre cette justice qu’il ne m’a pas laissé un seul mauvais souvenir ; c’est un innocent que j’ai perdu : il est bien naturel que je le regrette ; il est bien naturel que je le voie en pensée et que mon esprit s’amuse à ranimer son souvenir.

Il y a vingt-cinq ans, à pareille époque, il traversait, avant huit heures, ce beau jardin pour aller en classe. Il avait le cœur un peu serré : c’était la rentrée.

Pourtant, il trottait, ses livres sur son dos, et sa toupie dans sa poche. L’idée de revoir ses camarades lui remettait de la joie au cœur. Il avait tant de choses à dire et à entendre! Ne lui fallait-il pas savoir si Laboriette avait chassé pour de bon dans la forêt de l’Aigle ? Ne lui fallait-il pas répondre qu’il avait, lui, monté à cheval dans les montagnes d’Auvergne ? Quand on fait une pareille chose, ce n’est pas pour la tenir cachée. Et puis c’est si bon de retrouver des camarades! Combien il lui tardait de revoir Fontanet, son ami, qui se moquait si gentiment de lui, Fontanet qui, pas plus gros qu’un rat et plus ingénieux qu’Ulysse, prenait partout la première place avec une grâce naturelle !

Il se sentait tout léger, à la pensée de revoir Fontanet.

C’est ainsi qu’il traversait le Luxembourg dans l’air frais du matin. Tout ce qu’il voyait alors, je le vois aujourd’hui.

C’est le même ciel et la même terre; les choses ont leur âme d’autrefois, leur âme qui m’égaye et m’attriste, et me trouble ; lui seul n’est plus.

C’est pourquoi, à mesure que je vieillis, je m’intéresse de plus en plus à la rentrée des classes.

 

                                                                                                         Anatole France

                                                                                                      Le livre de mon ami.

                                                                                                   [Souché]

                                                                                                                                       

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 13:39

 

 

Matin d'Octobre

 

 C'est l'heure exquise et matinale

Que rougit un soleil soudain. 
A travers la brume automnale 
Tombent les feuilles du jardin.

Leur chute est lente. Ou peut les suivre 
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre, 
L'érable à sa feuille de sang.

Les dernières, les plus rouillées, 
Tombent des branches dépouillées : 
Mais ce n'est pas l'hiver encor.

Une blonde lumière arrose 
La nature, et, dans l'air tout rose,
On croirait qu'il neige de l'or.

 

 

                                                      François Coppée (Poésies).            

 

                                          [Souché].

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 08:33

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 19:31

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 19:04

 

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                                                    (Source : BNF).

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 16:29

 

 

Sotie nouvelle et fort joieuse des sotz triumphans qui trompent Chacun à cinq personnages. C’est assavoir Sotie, Teste verte, Fine myne, Chascun, le Temps qui court.[Paris, atelier de Jehan Trepperel, avant 1525]. Réserve des livres rares, RES M-YF- 149 

 

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                                       (Source : BNF).

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 09:43

 

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                                                                           (Source : BNF).

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