Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 08:26

 

 

Les couleurs du fondement. (10° Partie)

 

 

 

 

  La VIE est une ESTHETIQUE.

  Le NOIR est une ESTHETIQUE.

  Le BLANC est une ESTHETIQUE.

  La VIE, le NOIR, le BLANC sont les prémisses du sens.

 

  L'EXISTENCE est une ETHIQUE.

  Le GRIS est une ETHIQUE.

  L'EXISTENCE, Le GRIS sont les ressources réelles du sens, leur révélation, leur vérité.

 

"VIVRE", "VIVRE", criait l'Homme-fou et il se dispersait dans les marécages NOIRS et BLANCS de la schizophrénie, simplement parce qu'il n'avait pu, ou su, donner sens à ce qui lui faisait face et qui n'était, en réalité, qu'une partie de lui-même, une réverbération. Et il était atteint de FOLIE. Mais d'une folie d'en-bas.

"EXISTER" , "EXISTER", disait l'Homme-Fou et il sinuait parmi les nuages, volutes  et circonvolutions GRISES. Et ceci, il le faisait car il questionnait tout ce qui venait à son encontre, n'oubliant de se questionner lui-même. Sur son origine. Sur le chemin accompli. Sur sa finitude. Et il était atteint de FOLIE. Mais d'une folie d'en-haut.

 

  Mais c'est toujours de FOLIE dont il est question. Car la Vie, l'Existence, si elles sont regardées adéquatement, ne parlent guère d'autre chose. Mais recherchons donc l'étymologie du mot "folie" afin qu'elle nous éclaire sur son inévitable polysémie :

 

  2. 1690 (Fur. : "Il y a aussi plusieurs maisons que le public a baptisées du nom de la folie, quand quelqu'un y a fait plus de despense qu'il ne pouvoit, ou quand il a basti de quelque maniere extravagante."). Prob. altération d'apr. folie = déraison.

 

  Il est tout de même curieux de constater que, par glissements successifs, la folie comme déraison se soit métamorphosée en folie en tant que maison, à savoir l'habitat et, par voie de conséquence, la façon d'habiter. Mais alors, l'admirable langage - comme toujours - , nous ferait-il signe vers une compréhension plus adéquate de ce que veulent dire, successivement, Vivre, Exister, comme si l'habiter, essence fondamentale de l'être humain, ne prenait réellement sens qu'à nous mettre sur la voie de quelque urgence ontologique ? De cela, jamais nous ne pourrons être assurés. Qu'il nous soit cependant permis de poser une hypothèse selon laquelle, Vivre correspondrait à un habiter en voie de constitution, en tant que possibles fondations de ce qu'il y a à construire. Cela serait, en quelque sorte "l'inhabiter".

  Alors qu'Exister serait l'habiter dans sa plénitude, lorsque la maison est achevée et le sens mis à l'abri.

  C'est sans doute ce que veut exprimer l'article dont un extrait est reproduit ci-dessous :

 

« “Habiter” (wohnen) signifie “être-présent-au-monde-et-à-autrui”. […] Loger n’est pas “habiter”. L’action d’“habiter” possède une dimension existentielle. […] “Habiter” c’est […] construire votre personnalité, déployer votre être dans le monde qui vous environne et auquel vous apportez votre marque et qui devient vôtre. […] C’est parce quhabiter est le propre des humains […] quinhabiter ressemble à un manque, une absence, une contrainte, une souffrance, une impossibilité à être pleinement soi, dans la disponibilité que requiert l’ouverture » (pp. 13 et 15).

Annabelle Morel-Brochet, - "Un point sur l’habiter. Heidegger, et après…" - EspacesTemps.net, Livres, 04.11.2008
http://www.espacestemps.net/articles/un-point-sur-lrsquohabiter-heidegger-et-apreshellip/

 

  Ainsi de la démesure qu'annonçait l'œuvre de Kazimir Malevich - Carré noir sur fond blanc -ne faisant jouer que deux abstractions "in-signifiantes", à l'œuvre de Giorgio de Chirico le signifié se fragmente pour ne plus laisser apparaître qu'un lexique mutilé, nous avons tenté d'introduire les éléments d'une sémantique s'essayant à resituer l'homme dans la dimension dont il ne saurait longuement s'absenter, celle du SENS qui le constitue et l'affirme au monde en tant que belle esquisse anthropologique. C'est peut-être ce que De Chirico, en habile Métaphysicien, voulait signifier à titre d'énigme, en peignant ce beau "Chant d'amour". Car, jamais LE SENS n'est donné d'avance. C'est nous qui le créons à mesure que nous EXISTONS !

 

 de-chirico-copie-1.JPG

 "Chant d'amour" Giorgio de Chirico.

Source : Wikipédia.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Présentation

  • : Blanc-seing.
  • : Littérature et autres variations autour de ce thème. Dessins et photographies.
  • Contact

Rechercher