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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 19:17
Ephéméride.

Comment suivre ta trace

La mienne si difficile à esquisser

Les jours fuient

Dans la fente immobile du temps

Est-ce nous qui bougeons

Est-ce Le Temps qui vient à nous

Puis se dissipe

Sans même

Que nous en ayons conscience

 

Comment suivre ta trace

Autrement que par la pensée

Tu es si illisible

Dans l’invention de l’heure

Et à peine es-tu aperçue

Que déjà nuées et cendres

Se présentent

Dans l’orbe vide des mains

Si ce n’est brouillard diaphane

Rives esseulées

Dans un linceul de pluie

 

Comment suivre ta trace

Tu me disais

L’autre jour

Sous les palmes aériennes

Du grand cèdre

La beauté de la vision

Lorsqu’elle s’embue

D’une certaine tristesse

Comme si le flou était à même

De porter notre âme

A la pointe acérée

D’une compréhension

De soi

De l’autre

Peut-être même disais-tu

Du monde

Tellement ton esprit fantasque

Emprisonne dans ses filets

Les mailles de la pure joie

 

 

Comment suivre ta trace

Tu es si sûre de ta présence

De la justesse de ta pensée

Cela rayonne

Cela étincelle

Cela se diffuse

Et c’est comme une contagion

On est à toi

Comme le soleil est au ciel

Et il s’en faudrait de peu

Qu’une vérité se présentât à nous

Sous la seule forme de celle

Que tu es

 

Comment suivre ta trace

Certains te disent Sorcière

D’autres Fée

D’autres encore

Magicienne aux doigts

Crochetés de bonheur

Mais qui croire

Mais comment te cerner

Toi qui fuies

A la vitesse de tes paroles

Incantation

Et cela chante en nous

Et cela prie

Pour que ta voix latente

Cerne tes lèvres

Du plus doux des poèmes

 

Comment suivre ta trace

Serais-tu Poétesse

Sappho de Lesbos

T’accompagnant de la lyre

Entourée de tes hétaïres

Sous l’arbre aux palmes donatrices

D’un luxe inouï

Celui de vivre à la mesure

De ces géants débonnaires

Mais si précieux

Pour qui sait les écouter

Les entendre

 

 

Comment suivre ta trace

Tu effeuilles les secondes

A seulement respirer

Tu loues les heures depuis

Ton infinie sagesse

Tu attires à toi

La caravane pressée

Des jours

Ces ruisseaux

Qui nous traversent

Sans que nous en percevions

L’essence intime

Le souffle donateur de vie

 

 

Comment suivre ta trace

Toi qui n’en as pas

Le Temps est cet

Immarscescible

Flottement

Ce balancement

Qui nous porte

Ici

Partout où se recueille

Le sentiment d’être

Ne serais-tu pas Le Temps

Lui-même

Qui confond

En une même trace

Masculin Féminin

Cette nervure qui

Nous fait tenir debout

L’espace d’un cheminement

Oui l’espace

D’un

Cheminement

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Published by Blanc Seing - dans Microcosmos
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